Rédacteur en Chef Quel est son métier ?

(actualisé le ) par Mme L’Hostis

Définition de Rédacteur en chef :

Le rédacteur en chef anime une équipe de journalistes et veille au respect de la ligne éditoriale d’une publication ou d’un journal audiovisuel. Il assure également le lien avec la direction et les autres services (techniques et administratifs).

Le rédacteur en chef est responsable de quoi ? :

À la tête de l’équipe rédactionnelle, le rédacteur en chef est responsable du contenu et de la cohérence des différents articles d’une publication.

Quel est son rôle essentiel ? :

Son rôle essentiel : déterminer les sujets à traiter, puis définir avec les journalistes les « angles » des articles, c’est-à-dire la manière dont le sujet va être abordé sur le plan social, économique, politique, etc. Il doit penser également au calibrage (nombre de pages par article) et commander éventuellement des dessins ou des photos en rapport avec le texte.

Une petite interwiew avec un rédacteur en chef. :

En quoi votre fonction consiste-t-elle ?

En tant que rédactrice en chef, je gère une équipe de journalistes et je suis responsable du contenu, de la forme des articles, bref du produit fini. Je dois organiser et superviser le travail des journalistes, vérifier leurs textes, la syntaxe, l’orthographe. Le rédacteur en chef est le premier lecteur, c’est donc à lui de vérifier que tout soit pertinent et compréhensible : s’il ne comprend pas, personne ne comprendra. Je suis également responsable du recrutement des journalistes, des thèmes abordés, du placement des publicités, de la mise en page, de l’intégration et de la taille des photos, du graphisme.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait exercer ce métier ?

De faire des stages dans le média qui l’intéresse. Chacun des trois stages que j’ai faits durant mes études a abouti à une proposition d’engagement. C’est fondamental dans notre métier : tout va tellement vite dans l’actualité qu’il faut être compétitif et rentable dès le départ. Il faut chercher à assister un journaliste qui, lorsqu’il sera débordé, demandera au stagiaire de l’aider et de le remplacer progressivement dans certaines tâches urgentes. Il faut se montrer débrouillard et fonceur. Personne ne va refuser de l’aide à un stagiaire de bonne volonté.
Je pense qu’aujourd’hui, pour être journaliste, il vaut mieux être diplômé universitaire parce que les places sont chères : à choisir, c’est le diplômé qui sera engagé.

Ce métier est-il stressant ?

Le stress doit être géré parce qu’il y a des impératifs de publications et de commercialisation. Un nouveau budget publicitaire et tout doit être modifié : le nombre de pages, d’articles, la mise en page… Il faut pouvoir s’adapter rapidement et terminer dans les temps. Avec l’expérience, je m’organise de mieux en mieux, j’écris de plus en plus vite, c’est une mécanique qui se met en place et je ne travaille plus le week-end. Mais, je travaille 10 heures par jour.

Quels sont les aspects positifs de votre métier ?

Le fait d’apprendre sans cesse de nouvelles choses.
La grande polyvalence des sujets et les rencontres diverses et intéressantes…

Et les aspects négatifs ?

La forte concurrence, la gestion ardue du temps et, comme je l’ai dit, la pression et le stress constants puisque le rush est continuel. Enfin, ce métier est difficilement compatible avec une vie de famille.

D’après vous, quel est l’avenir de la profession ?

Même s’il y a de plus en plus de mouvement sur Internet, il y aura toujours des gens qui auront envie de lire un journal imprimé sur du papier. Le but n’est pas le même que de lire « Le Soir » en ligne. Les styles d’écriture sont très différents. De plus, les magazines, on a envie de les feuilleter, de les conserver.

Auriez-vous une anecdote à nous raconter ?

Lors d’un stage à l’Agence Française de Presse (AFP), j’ai été prise en otage par des terroristes d’Action Directe qui ont envahi les bureaux armes aux poings. Ils nous ont intimé l’ordre de ne plus bouger et d’écrire un article sur leurs revendications. Notre responsable leur a expliqué que nous étions des stagiaires et qu’il écrirait seul l’article demandé. Et les gars nous ont laissé sortir.

Quelle formation faut-il avoir ?

Il faut avoir la même formation que journaliste.