Le jeu du dernier vers

par Mme Tassel

Inspirés par Victor Hugo :

Où donc est le jeune mari que vous m’avez promis ?
Celui qui m’aurait conduit de l’église au logis
Avec qui je ne dormirai plus seule la nuit
Et après m’avoir conquise, s’enfuit...

Où donc est le jeune mari que vous m’avez promis ?
Et bien chez vous, pardi !
On ne me l’a même pas présenté !
Je m’en excuse, mais c’est obligé.
Qui a instauré cette loi bête et cruelle ?
Et bien, c’est la reine Anabelle !
Si c’est ainsi, et bien merci !

Inspirés par Jean de La Fontaine

Et bien dansez maintenant !
Sur un joli éléphant
Au soleil sur la plage
Même en faisant le ménage.

Et bien dansez maintenant !
Pourquoi ne pas chanter ?
Dansez, chantez, faites ce que vous voulez !
Et pourquoi ne pas m’en aller ?

Inspiré par Jacques Prévert

Et il dessine le visage du bonheur
Sur une toile en forme de coeur
Il vend ses peintures bizarres
Sur un marché en bazar.

Inspirés par Théodore de Banville

Assis sur leur derrière
Les élèves apprennent et écrivent leur leçon
A la cantine ils mangent des melons
Têtus sont-ils avec leurs professeurs
Ils sont pleins de bonheur

Assis sur leur derrière
Ils enterrent un pivert
Qui est mort hier
Il a heurté en l’air
Un épervier et s’est tué.

Assis sur leur derrière, entre le loup et la fermière, naquit sir lapin qui n’était pas bien malin. Derrière l’étable le guettait Dame louve en compagnie de Dame souris qui leur apportait du riz. Et tous ensemble le dégustèrent avec une tranche de munster.

Inspiré par Arthur Rimbaud

Quand s’ouvrent lentement tes grandes portes noires
Que les ténèbres s’ouvrent au reflêt de ton miroir
Des chauves-souris apparaissent bizarrement
Puis repartent lentement.

Quand s’ouvrent lentement tes grandes portes noires
Ton reflêt s’affiche dans mon âme
Et je reprends espoir.
Puis mon coeur s’enflamme
Dans le noir tu t’éloignes
Et je te vois disparaître
Et mon coeur s’empoigne
Quand s’écroule mon être.

Inspiré par Verlaine

Feuille morte qui se balance dans le vent d’automne
Même une brise légère permet à la feuille de s’envoler.

Inspiré par Brassens

J’ai rendez-vous avec vous
Mais je ne suis pas venue
Vous m’aviez bien cru
Quand je vous ai mené de bout en bout.