Le jeu des étiquettes

par Mme Tassel

L’adorable chaton
Que tu m’as tendrement offert
Lorsque nous passions sous un pont
Que tu m’as dit d’un ton agréable et amer
"Je t’aime", dans la plus grande principauté
Et que des goutelettes tombaient
Comme le demandait le héros Thésée.

Sur la mer remuante
Voguait un magnifique voilier
Mené par une gamine non puérile
Tout à coup une mésange
bizarrement orange
Se posa sur les voiles du voilier
Aux nuances violettes
La gamine pleine de courage
S’avança vers les nuages.

Un malheureux pêcheur cueillait
La truite dans un filet
Dans sa barque menoté
La rive sablonneuse le narguait
De différentes nuances elle se composait.

Ta tendresse me caresse doucement le corps
Le jour où je t’ai vu,
J’étais vêtue d’une robe à losange.
Au moment où tu m’as dit "Je t’aime"
Je suis partie comme un ange
Dans une embarcation d’or
Remplie d’une grande faiblesse.
Le jour où tu m’as dit "Non",
J’étais dans une grande tristesse.

A la pleine lune,
Nous étions dans une nacelle couleur prune
Pour une petite promenade nocturne.
Nous pertutâmes un oranger rancunier
Et la tempête nous entraina...

Autrefois les nuages avaient la rage
Et bien malheureux
Etait celui qui passait chez eux.
Il valait mieux les enraciner que les encourager.

Moissonneur, fais attention à ce gamin qui a l’extraordinaire courage de s’aventurer tendrement sur ton champ.

Une promenade un soir de lune,
Dans le vent et la brume,
Une tempête est passée
De ma nacelle je suis tombée,
Je vais maintenant la ranger.

Une mésange pleine de tendresse
Met au monde des oisillons blondissants
Que le vent caresse
Dans un nid couleur acajou
Niché au sommet des arbres
Frôlant les nuages
Perché sur des tombes en marbre
Où hulule un hibou
Qui vient du fond des ages.

J’étais arrivé dans des souterrains marins
Avec mon voilier aux voiles transparentes.
Soufflait un vent très faible.
Je fis l’acrobate et tombai.
Je mourrai et tout le monde m’oublia.

La blancheur de l’amandier
Est due aux encouragements du printemps qui arrive doucement avant l’éclosion de l’été.

Quand j’ai eu mon passeport,
Mes parents m’ont acheté un collier en or
Et un personnage en forme de crayon à papier,
Ou une aventure avec un plongeur expérimenté.

Autrefois, j’avais une peluche en forme d’ours
Qui était ronde et pleine de ressources.
J’ai effleuré ma peluche adorée
Car je voulais rafraichir mes idées.

C’est l’histoire d’un voyageur malheureux qui rêvait de trouver sa famille. Il était pauvre. Malgré son manque d’argent, il avait emporté quelques provisions : une dizaine de vêtements et une télévision pour regarder son feuilleton préféré : "Les aventures enracinées du capitaine grognon". Il était toujours fixé sur cette maudite télé ! Il ne faisait que ça de la journée. Son compagnon Polisson était là pour le ranimer.

Sur une plaine, poussait un amandier transparent en plein printemps, aux écorces d’une blancheur qui prouvait qu’il était découragé car personne ne l’aimait. Un jour, un jeune voyageur le vit au loin dans la brume. L’amandier attendait le moindre encouragement de ce jeune homme qui accepta de l’aider.

Un lapin bondit dans une rivière qui descendait silencieusement. Un pêcheur aux cheveux blondissants dégusta avec politesse son poisson. Il vit des nuances bleues puis aperçut un thon.

Dans un jardin, le ciel était couvert de nuages. On fêtait mon anniversaire sous l’orage. Le gâteau était délicieusement bon. On me fit des louanges en m’offrant des bonbons. Je restai éveillée jusqu’au soir sous le ciel rempli d’étoiles.

Tu es là pour me réchauffer et ton éventail pour m’aérer. Les murs et les menottes en acajou, comme des acrobates jouent.

Le bohneur, c’est de cajoler un narcisse. Pour un repasseur, c’est de savonner toutes ses fleurs.

Autrefois, les personnes chantaient des louanges. Ils partaient en promenade, silencieusement, faisant la ronde sur la route couverte de cheveux d’ange.

Le misérable a des faiblesses.
Il part en promenade mais se blesse.
Un passant le réchauffe sans férocité.
Ils partent ensemble, le passant l’a aidé.

Une gamine parla au pêcheur de ses peurs comme à son papa avec faiblesse. Des gouteletteslaisse des traces d’eau sur les vélos et les embarcations. Alors attention !

Quel adorable moissonneur agréable qui tendrement à l’étable fait l’acrobate avec le diable.

J’ai passé un agréable anniversaire au milieu des paquerettes. J’ai pris un bol d’air et me suis endormie délicieusement. J’ai fait un rêve transparent.

La jeune fille regardait le blé blondissant dans le pré sous le soleil d’été. Elle aurait voulu avant de rentrer pour prendre son dîner monter dans l’amandier. Elle aimait voir les nuances des couleurs. Elle voulait ranimer un personnage en losange qu’elle venait de dessiner dans ce pré.

C’était un voyageur plein de férocité. Le printemps plein de fleurs pouvait le calmer. Il se déplaçait silencieusement pour aller jusqu’aux amandiers, lentement pour ne pas les effrayer.

Un jour une gamine planta un acajou. Comme il ne poussait pas, elle s’en lassa beaucoup. Un jour l’arbre poussa, la petite fille le cajola. Elle l’aimait tellement qu’elle était prête à le savonner tendrement.

Je pars à l’aventure. Je monte sur ma monture. Je prends mon courage à deux mains et je partirai demain. Je classe mes documents et mes romans. Je prends un éventail quand soudain je baille. Désormais il me faut partir ou je vais m’endormir...